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Kenedor Administrateur

Joined: 24 Apr 2008 Posts: 337
Localisation: Partout dans le monde, je suis chez moi  Race: Nain Activité Rôleplay: 48 Moyenne Rôle Play: 0.14 Alliance: L'Ordre de Lukafer
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Posted: Wed 7 May - 22:04 Post subject: Promenade en ville |
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Kenedor sortit des bains. Il était à nouveau équipé. Il inspira un grand coup, ce qui, un court instant, le grandit très légèrement. La matinée était douce. L'automne commençait, et pourtant il faisait encore chaud. Autour de lui, le brouhaha de la ville l'attirait vers lui tel un aimant. Kenedor avait prévu de repartir dans l'après-midi, aussi décida-t-il de passer un peu de temps en ville.
Les bains se trouvaient à un carrefour. Devant les bains passait une rue portant le nom d'un quelconque grand homme. Kenedor se fichait éperdumment de savoir de qui il s'agissait et ce qu'il avait fait pour mérité qu'une rue porte son nom. Une rue mal pavée en plus. Comme tout bon nain, il était inné pour Kenedor d'avoir un compas dans l'oeil. Il n'avait jamais pratiqué vraiment l'architecture, et pourtant, Kenedor était certainement meilleur que n'importe lequel des architectes humains. Il nota ainsi que cette rue avait été mal conçue. Les pavés, s'ils pouvaient sembler alignés, possédait en fait de multiples défauts. Déjà, les pierres avaient été mal choisies, et n'était pas faites pour du pavé. Taillées trop irrégulièrement, elle ne pouvait pas se coller, et il était aisé de les désceller. De plus, il l'avait tout de suite vu, dans le virage qui s'opérait un peu plus loin, la disposition n'avait pas été effectuée correctement. Le virage n'était donc pas régulier, et les pierres y étaient encore plus mal disposées. Non ça ne devait pas être un architecte qui avait fait faire cette voie. Surement des ouvriers quelconques. Ces humains étaient décidément étranges. Pour les nains, la moindre construction était considérée avec beaucoup d'importance, et jamais la fabrication d'un tel passage aurait été laissée à de vulgaires novices. La place de chaque pavé aurait été étudiée avec soin.
Devant les bains, juste en face, se trouvait précisément la route qui faisait le carrefour. Celle-ci conduisait vers un marché. Kenedor se demanda si on pouvait vraiment qualifier cette aire occupée de marché. Une étendue plutôt vaste pour une ville à concentration de population aussi forte avait été employée pour déposer un tas de produits, de matériaux, d'objets, de vivres, d'animaux, et d'hommes. Toutes ces belles choses provenaient d'endroits les plus incongrus les uns que les autres. Et comme pour les cacher, les hommes mettaient toutes ces étrangetés en rapport avec une planche sur des tréteaux. En rapport puisque tout était dessus, dessous, derrière, devant, ou même était la planche en question. Planche toujours sale, vieille, utilisée depuis longtemps, subissant depuis des temps immémoriaux les dures lois du marché. Et les vendeurs hurlaient comme si leur vie en dépendait que ce ,qu'ils vendaient à prix d'or valait beaucoup mieux que ce que le voisin d'en face vendait à un prix encore plus inadmissilbe. Et bien sur, les clients se faisaient avoir. Ces clients qui passaient, observant, scrutant, sentant, écoutant même les produits se laissaient toujours tenter par le plus ignoble des immondices que vendait cet homme aux allures exotiques, qui ne venait pourtant que du village voisin. Et c'est de cette manière que ces vendeurs écoulaient leurs monstrueux stocks, au détriment de citadins crédule.
Kenedor se sentit un peu lassé par ce genre d'attitude, mais il n'était pas en mesure de changer le monde, et encore moins les hommes.
Le nain leva sa large tête. Il observa rapidement les édifices humains. Dans une ville comme Eliakin, les logements étaient évidemment empilés les uns sur les autres. Il distingua même une baraque à quatre étages! Là encore, il aperçut des horreurs architecturales, qui cette fois avaient bien été commises par une architecte, mais se garda de critiquer. Il observa plutôt l'activité qui régnait des ces hauteurs. Quoique le mot hauteur était un bien grand mot. Comparées aux hautes montagnes de Gwaerbard, ou encore aux hautes colonnes des hall nains, ou tout simplement à n'importe quel bâtiment de sa cité, les maisons des hommes ne semblaient pas si grandes. Kenedor s'amusa à suivre les mouvements d'une femme qui secouait son tapis à sa fenêtre...envoyant toute la poussière dans le logement voisin, qui n'était autre qu'une chambre d'auberge apparemment, dont la fenêtre était ouverte. Serrer les maisons permettait de loger plus de monde, mais apportait indéniablement des inconvénients. Il vit aussi un gamin de rue courir de toit en toit, renversant quelques tuiles lors de ses grandes foulées. IL comprit peu après pourquoi ce garçon courait: une bande d'autres gamins de rue le poursuivait en lançant des jurons de charetier. Ici un homme jouait la fille de l'air sur un fil à linge pour rejoindre la maison d'en face, là, un viellard observait le spectale, attendant qu'il tombe. Kenedor vit même une femme jeter du haut du second étage le contenu d'un pot de chambre, contenu qui atterit sur un passant marchant trop près des maisons, qui se mit à couvrir de sobriquets insultants la femme.
Ce n'est que là que Kenedor prit conscience de l'environnement dans lequel il se trouvait: la rue! Il avait, sans le sentir, avancé de quelques pas, se retrouvant au milieu de la chaussée. Et quelle activité! Les gens marchaient, couraient, trainaient, se bousculaient, jouaient des coudes, volaient, tabassaient, piétinaient, tuaient même parfois, et tout ceci dans la plus parfaite indifférence. Il valait mieux marcher si on voulait avancer de quelques mètres avant la nuit, les charettes étant presque immobilisée à cause de la foule. Un cavalier tenta de traverser la marée, mais fut bien vite obligé de mettre pied à terre, son cheval risquant de se faire marcher dessus! Celui qui semblait le mieux parcourir la rue bondée était un ivrogne qi zigzaguait, et qui, sans le savoir, trouvait le meilleur chemin pour aller d'un bout à l'autre. Cette rue était comme une rivière pas très large, aux courants multiples, allant dans tous les sens, se contredisant eux-mêmes. Le bruit était tout aussi impressionnant que celui d'une cascade d'eau, si ce n'était plus fort et moins compréhensible. On pouvait facilement l'observer de l'extérieur, mais s'engouffrer dedans, c'était risquer la noyade. Heureusement pour lui, Kenedor était un nain, et restait donc quelqu'un d'innébranlable. Les gens, au lieu de lui marcher dessus, comme ils faisaient à la plupart des êtres de sa taille, soit les enfants, les gens donc trébuchaient sur Kenedor, comme si il s'était agi d'un rocher dans la rivière. La rivière lui coulait dessus, mais ne l'emportait jamais. Mais Kenedor subissait le revers de la médaille de sa race: il était petit. Et même nain. Il était cinquante centimètres en dessous de n'importe quel homme. Il commençait donc à manquer d'air, inspirant plus de poussière remuée que d'air. Il se dit qu'avec de longs roseaux, il pourrait faire un tube qui remonterait jusqu'à la surface. A peine y pensa-t-il qu'un marchand passait avec un stock. Cette rivière était décidément le lieu de réalisation de nombreux faits tous plus étonnants les uns que les autres. Il vit que le marchand, sa quinzaine de roseaux sur les épaules, se dirigeait vers le marché.
Kenedor subit alors le pouvoir d'attirance du marché, et ne put résister à l'envie de suivre le marchand dans ce qui semblait être le coeur de la ville: le point d'agitation suprême de la ville.
HRP/ La suite demain surement. _________________ A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire
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Kenedor Administrateur

Joined: 24 Apr 2008 Posts: 337
Localisation: Partout dans le monde, je suis chez moi  Race: Nain Activité Rôleplay: 48 Moyenne Rôle Play: 0.14 Alliance: L'Ordre de Lukafer
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Posted: Fri 9 May - 21:24 Post subject: Promenade en ville |
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Personne ne savait pourquoi on appelait ça un marché. Il paraissait que ce mot était la traduction d'une ancienne langue. Il y a fort longtemps, on appelait ça "mercatus", qui signifie échange, commerce. Alors, certes, on y échangeait bien des objets contre des pièces, ou encore contre d'autres objets. Mais le marché était bien plus que ça, et l'échange ne représentait qu'une petit partie des activités de cet étrange lieu.
Tout d'abord, le marché se définit comme un lieu. Plus fondamentalement, c'est une aire. Cette aire se trouve généralement dans le centre d'une ville, là où l'agitation est la plus importante...A moins que ce ne soit parce qu'il y a justement le marché que ce le centre de la ville est le lieu d'agitation le plus important. Mais on rejoint alors le problème de savoir qui de la poule ou de l'oeuf était là le premier. Toujours est-il que le marché suit des tailles variables. Kenedor s'approchait d'un très grand marché, puisque c'était le principal d'Eliakin, la plus grande cité humaine. Si on voulait être précis, on dirait que ce lieu mesurait environ neuf kilomètres carrés, soit trois kilomètres sur trois. C'est grand mais il faut dire que les gens possèdent tous beaucoup de cochonneries qu'ils ont âprement envie d'échanger contre d'autres cochonneries, ou contre de l'or pour acheter encore plus de cochonneries. Mais de toutes manières, on ne veut pas être précis, se dit Kenedor. Globalement, les gens marchaient sur des pavés mal alignés. Mais il arrivait aussi qu'ils marchent sur bien d'autres substances plus ou moins identifiables, plus ou moins agréables, plus ou moins dangereuses également. C'est ainsi qu'en passant à l'entrée du marché, qui avait vraisemblablement des limites, Kenedor vit un panneau où il lut "Attention aux altérations magiques près de l'ancienne échoppe du sorcier alcoolique". Il ne s'en étonnant pas outre mesure. C'était des humains après tout, ils sont capables de toutes les bêtises inimaginables.
En plus d'être une aire, un lieu, le marché était également une atmosphère. C'est ce que découvrit Kenedor avec profondeur alors qu'il parcourait les premiers stands. En effet, c'était bel et bien une atmosphère presque palpable. Kenedor n'avait jamais réussi à attraper de la fumée, mais en passant devant le marchand de tabac, il put. Il ne sait pas trop comment, mais pendant quelques secondes, il put tenir un peu de fumée tant elle était épaisse. Kenedor était nain, et ne connaissait pas toute l'ampleur du problème. Les marchands de tabac, qui faisait des démonstrations de senteurs, prenaient garde aux voleurs de fumées. Les humains savaient faire usage de tout, même de fumée qu'ils glissaient dans leur poche. Alors bien sur, la question qui vint de suite à l'esprit de Kenedor fut de savoir comment un tel prodige était possible. Des chercheurs et des érudits avaient étudié le problème. Après quelques asphyxie pour être resté trop longtemps dans le marché, ils ont tout de même réussi à expliquer la question de l'atmosphère du marché. Il se trouvait que les odeurs dégagées par les poissonniers, les bouchers, les charcutiers, les vendeurs de légumes et les boulangers se mêlaient pour créer un fluide qui prenait la place de l'air. Le fait qu'aucun de leurs produits n'étaient vraiment frais n'arrangeait pas les choses. Et pour couronner le tout, les odeurs des ours des montreurs d'ours, des montreurs d'ours eux-mêmes, des animaliers, des maroquiniers, des cordonniers, des sorciers alcooliques, des alchimistes, des voyants, des génies, des assassins, des voleurs, des vendeurs de Schloumpf (un alcool paraît-il qui a des effets diverses et variés sur l'être humain, les gens qui en prennent veulent généralement se suicider de manière plus souffrante qu'un stage de torture chez les elfes noirs), des chameliers, des faux prophètes, des vrais prophètes, des esclavagistes, et tout un tas d'autres sympathiques travailleurs ajoutaient à l'atmosphère. C'est ainsi que se créa l'atmosphère du marché, l'atmosphère concrète. Kenedor n'en savait rien, mais s'en fichait éperdument. Il sentait déjà les effets secondaires de cette atmosphère. Il était déjà plus dur d'avancer, l'épaisse atmosphère le ralentissant, et lui faisant voir de jolies couleurs rosées. Il crut même apercevoir un éléphant rose à pois vilets. Kenedor se dit qu'il perdait la tête. En fait, il venait juste d'apercevoir l'éléphant de Zoubaski, qui ramenait des animaux exotiques qu'il peignait pour les rendre encore plus exotiques.
Mais en plus d'être une atmosphère concrète, un air, le marché, c'était aussi une influence, des sensations. Dans ce lieu exigü pour la foule qui le parcourait, on se faisait bousculer à une fréquence de un virgule sept pas. Vous êtes donc dans état plutôt secoué lorsque vous faites votre marché. Il n'est pas rare au marché de voir passer en courant une fille, hurlant qu'un alcoolique fou veut la violer. Le contraire arrivait parfois, mais plus rarement. Les marchands hurlent que leurs produits sont les meilleurs du monde aux prix les moins chers, alors qu'o trouve généralement mieux en fouillant les poubelles de l'auberge du coin. Au moins dans les poubelles, on trouve des aliments à peu près sains car cuits. Les gens cherchaient à se montrer les choses, séparés par des tables. Les gens se tapaient dessus pour obtenir ce qu'ils voulaient. Il faut dire qu'avec le brouhaha constant, il était difficle de parler sans devoir utiliser de porte-voix. Ainsi, l'atmosphère du marché, c'était aussi des mots et des sons tous aussi incongrus et incompréhensibles les uns que les autres. L'atmosphère du marché, c'était aussi voir des choses extraordinairs, des choses uniques, des choses souvent affreuses, tout le temps immondes, parfois amusantes, régulièrement macabres, et sortir du marché, c'était comme sortir d'une grotte sombre après quelques sicèles passés dedans. Enfin, l'atmosphère du marché, c'était goûter à toutes les particules étranges qui se promenaient dans l'atmosphère semi-solide du marché.
Kenedor conclut donc, en traversant un étal de prothèses, volées surement nota-t-il, que l'atmosphère d'un marché éveillait tous les sens. Un petit miracle qu'il ne trouverait surement pas ailleurs.
Kenedor nota avec un peu d'étonnement que les tables n'avait pas la fonction qu'il pensait. En effet, contrairement à ce dit une idée reçue, les tables sur des tréteaux ne servent en rien à exposer les marchandises des commerçants. En effet, elles servent de protection entre le vendeur et le client qui sera toujours mécontent un jour ou l'autre. Ainsi, la grande majorité des commerçants avaient des tables, et ne risquaient pas grand chose à part se recevoir leur marchandise en pleine figure. Alors, se dit Kenedor, quand on vends des oreillers, ce n'est pas trop gênant, mais pour l'armurier, ça doit être indispensable. C'est ainsi qu'il aperçut qu'un vendeur de tapis qui n'avait pas de table se fit attraper par une demi-douzaine d'homme, qui l'enroulèrent dans un tapis, avant de l'emmener. Bien sur, le tapissier protestait, mais cela laissait tout le monde dans l'indifférence la plus totale. Les gens se disaient à ce moment-là: "il n'avait qu'à avoir une table".
Kenedor déambulait déjà depuis un certain temps au milieu des étals, observant cet étrange action que tout le monde connaissait, les nains les premiers: le commerce. Donner quelque chose en échange d'une autre chose. Le sens profond du marché, c'était celui-ci. Les Nains, premiers êtres à avoir inventé la monnaie et ce qu'ils appelaient le commerce monétaire, savaient mieux que personne que tout ce qui pouvait se voir, se sentir, s'entendre, se goûter ou mieux, se toucher, pouvait se vendre. Ainsi, les étalages étaient complets. On trouvait des marchandises sur les tables, sous les tables, derrières les tables, devant les tables, et même la table elle-même était à vendre si on en offrait un bon prix. Et dans d'étroites petites allées où on réussissait à faire passer, défiant toutes les lois de la physique, plusieurs personnes de front, que les gens cherchaient à acheter. Les gens sentaient ici une irrépressible envie d'acheter des marchandises, vivantes ou non. L'argent si durement gagné n'avait que peu d'importance pour eux tant qu'ils pouvaient le dépenser pour acheter. C'est là la différence avec les nains, se dit Kenedor. Un nain achetait ce dont ilavait besoin. Les gens n'avaient pas besoin de besoin pour éprouver le besoin d'acheter, quitte à ne pas satisfaire leurs besoins primordiaux. Certaines personnes disaient que l'atmosphère des marchés faisait contracter aux gens une fièvre, la fièvre acheteuse, et Kenedor se dit que ce n'était pas totalement faux. En effet, il lui suffit de voir que les enchères pour un poisson pourri pouvaient monter très vite, car deux femmes avaient chacun besoin de payer le plus cher pour un produit le plus minable. Et ce bien sur à la grande joie du vendeur.
Car alors que les clients font tout pour dépenser, les commerçants, eux, ne cherchent qu'à récolter l'argent. Mais en y réfléchissant un peu, Kenedor s'aperçut qu'il ne fallait pas de méprendre. Les marchands restaient des humains, et une fois leur argent gagné, ils allaient le dépenser quelque part, ou se le faire voler, ce qui, au fond, est une forme de dépense. L'homme est fait pour dépenser, le nain pour s'enrichir. Voilà une phrase qui plaisait à Kenedor.
Kenedor zigzaguait depuis un moment déjà dans la foule, et se dit qu'en ayant traversé une douzaine de fois le marché de part en part, il avait eu tout le temps de voir les produits de ce marché, ou du moins les plus intéressants. Pour lui, bon Nain, qu'il était, il s'agissait d'étalages d'immondices et d'horreurs qui plaisaient. Il avait vu tant de grotesquerie sur ces tables qu'il se demanda si ce marché n'était pas plutôt un gigantesque étalage de la bêtise humaine. Car à ce moment là, ce n'est pas un simple marché qu'il aurait fallu, mais bel et bien la moitié du continent. La bêtise humaine était infinie, et la condenser dans un si petit espace ne servait à rien, ça risquait d'exploser, se dit-il.
Finalement, il décida qu'il était temps de sortir. Vu que le marché était relativement carré, le meilleur moyen de sortir, vu qu'on n'y voyait pas à trois mètres, était de continuer plus ou moins tout droit, selon les possibilités qu'offraient les allées. Kenedor marcha ainsi une dizaine de minutes avant de déboucher sur un endroit qu'il ne connaissait absolument pas. Il se trouvait peut-être à l'opposé de son point de départ, mais au fond il s'en fichait. Après la compression qu'il avait subi dans le marché, il fut satisfait de retrouver la rue, qui elle offrait de l'air un peu plus pur et pas des relents de tout ce qui se trouvait dans le marché. En plus, il fut presque content de retrouver la foule de la rue, un peu moins importante que celle du marché. L'expérience pour le nain avait été ardue, mais il savait qu'il fallait être un humain pour aimer ce mode de vie.
Il aprçut finalement ce qui pouvait ressembler à un port. Enfin, ce n'était qu'une déduction qu'il fit. Il apercevait, entre des jambes et les corps qui ne cessaient de se dandiner devant lui, de l'eau. Or qui disait eau dans une telle ville disait forcément port, ou docks. Il entreprit donc d'aller voir cet endroit qui constituait la principala liaison avec le reste du monde dans sa plus grande largeur de la grande cité. _________________ A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire
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